Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 19:17
Page blanche

En repos ? Sans doute. En trêve. Je dois me remettre au traitement de mon film, mais la vie domestique a pris le dessus. Demain je m’y remets. Rien du reste ne se raconte ici. Alors je laisse traîner les lignes blanches pour que vous les alimentiez vous-mêmes.

Un message sympa à signaler tout-de-même. Des mots encourageants de quelqu’un qui a vu quelques images de La French.

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 16:18
Intermittents, une réforme, vite !

Désolé pour l’article d’hier mais mon ordinateur a été piraté. Non, je déconne. C’est bien moi qui l’ai écrit.

Encore quelques mots sur les futures évolutions du régime des intermittents, puisque désormais, c’est là-dessus que planche une commission. Tout le monde s’accorde sur le fait qu’il faille revenir au système des 507 heures sur 12 mois pour ouvrir des droits. Je suis évidemment d’accord sur ce principe. Mais puisque c’est mon blog de comédien, je vais relater ici quelques mots de mon expérience d’intermittent.

Il fut un temps où mes droits étaient ouverts avec 507 heures sur les douze mois précédents. Mes droits s’ouvraient alors sur X jours indemnisés. Quand il m’arrivait de travailler pour le cinéma, avec des salaires élevés (dans ma jeunesse, j’ai travaillé 4 ans dans une mutuelle pour avoir conscience de ce qu’est un salaire, un vrai), je ne touchais pas d’ASSEDIC. Et je trouvais cela normal. Mais je gardais mon nombre de jours d’indemnisation. Les mois où je percevais des petits cachets, j’étais indemnisé quelques jours et, lorsque je ne travaillais pas, j’étais indemnisé sur l’intégralité le mois suivant. Ainsi, ce soutien du chômage était très efficace car j’étais indemnisé réellement les moments où j’en avais besoin et ce, sur une période assez longue, au-delà d’un an. Quand j’avais épuisé mes droits, on réexaminait mon dossier et, si je comptabilisais 507 heures dans les 12 mois qui précédaient ma dernière indemnisation, c’était reparti pour un tour.

Aujourd’hui, si j’ai fait 5 jours dans le mois avec un salaire journalier qui peut équivaloir à un petit salaire mensuel, je perçois quand même des indemnités du pôle emploi. Quels sont les blaireaux qui ont permis cela ? En même temps, on me demande d’avoir fait 507 heures sur les 10 mois et demi qui précèdent pour me rouvrir des droits. Je suis désolé mais, pour un comédien, faire entre 43 et 60 cachets en si peu de temps, c’est de l’ordre de l’impossible.

Avec cet exemple, vous voyez à quel point le régime s’est complètement déréglé au fil du temps sous prétexte de faire des économies. En fait d’économies, on a privilégié ceux qui ont le plus de facilité à faire leurs heures tout en continuant à indemniser les plus riches. Qui trouve ça logique ?

En tout cas, les gars, il va falloir repenser le binz pour que ce régime bénéficie aux plus démunis, qu’il retrouve sa vocation de soutien financier dans les limites de la décence.

Des mesures ont été prises contre les faux contrats d’intermittence qui voyaient certaines chaines de télé ou sociétés de production employer des gens à plein temps avec des salaires inférieurs mais en déclarant des heures (moins que les heures réelles, mais suffisantes pour l'ouverture de droits) pour que l’ASSEDIC assure le complément de salaire. De l’ordre a été mis dans ces pratiques honteuses d’employeurs qui finançaient une partie de la masse salariale par la solidarité interprofessionnelle. Mais il persiste des abus de ce côté là.

Revenons, s’il vous plaît, à la philosophie première de ces annexes spécifiques pour les droits des artistes et techniciens. Le régime des intermittents est légitime et indispensable. Il faut juste lui redonner tout son sens.

Je sais, c’est pas bien de dire certaines choses. Mais en les taisant, on contribue au pourrissement et on encourage la continuation des réformes à la noix menées par des gens qui craignent juste de voir s’étendre ce régime à d’autres catégories de travailleurs précaires qui enchainent les CDD. 

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
26 juin 2014 4 26 /06 /juin /2014 13:41
Intermittents, au risque de déplaire

Le gouvernement ne reviendra pas sur l’accord UNEDIC. J’avoue être dans une position assez partagée, quitte à me prendre une volée de bois verts de mes camarades. Si au moins ça fait discuter, les uns et les autres avanceront…

La neutralisation du délai de carence et la mise en route d’une concertation pour la remise à plat du régime me paraissent une avancée positive et qui a concrètement commencé. Si un calendrier est posé (si et seulement si), je serais du genre à accorder du sens à la parole donnée. Je sens bien que certains d’entre nous sont partisans d’un conflit dur avec annulation des festivals pensant que la parole du gouvernement n’a d’autre objectif que de sauver les festivals et de faire taire la rébellion.

Je comprends parfaitement les méfiants quand on se souvient du discours du Bourget de Hollande : notre ennemi, c’est la finance. Le changement, c’est maintenant... Vu sous cet angle, en effet, on peut s’interroger sur la réalité des intentions gouvernementales. Mais on peut aussi envisager tout cela sous un autre angle. La mobilisation des intermittents a été très forte et a réellement apeuré le gouvernement. Nous avons été entendus. Place à la négociation.

Le choix repose désormais sur des rapports de force. Je ne suis pas certain qu’il aille dans le sens d’un durcissement. Pour preuve les intermittents d’Aix qui ont voté à 80% contre la grève. Les intermittents ont mobilisé, ont été entendus : fond d’État pour annuler l’effet des mesures les plus injustes et construction d’un nouveau statut prenant en compte les propositions de ceux qui planchent dessus depuis 10 ans. Ce n’est pas comme s’il y avait eu une simple ratification d’un accord sans contrepartie.

Ma position serait 50 pour voir, rester vigilant et radicalisation si les promesses ne sont pas tenues. La seule chose à exiger aujourd’hui c’est le début de la concertation associant CGT et Coordination des intermittents et précaires, arrêt d’un calendrier et d’une échéance non modifiable. Si ces conditions sont assurées, je vois mal pourquoi les intermittents renonceraient à leur boulot d’été (ils en ont déjà peu…).

Un conflit, c’est aussi une affaire de tempo. 

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 14:51
Mièvre

Définition : Qui est d'une grâce affectée et fade, qui manque de vigueur, d'accent.


C'est un angle de lecture possible de Catapulte. Voilà ce que je me disais hier soir après avoir vu un film français présent à Cannes (je ne dirai pas lequel pour éviter toute polémique inutile). Le film que j'ai donc vu, mièvre, il l'est vraiment. Creux. Une fabrique vaine et gratuite d'images voulant faire croire à de la poésie sur arrière fond se voulant social.


Ben voilà, le mièvre, ça fait partie des zones sur lesquelles il me plait de fabriquer. Regardez Lartigue expose, mon premier court. En surface, il est mièvre. Pour séduire une nana attirée par un peintre, le héros veut devenir peintre. C'est nul. Mais ça raconte ce que nous faisons tous. Au passage, j'en profite pour m'amuser à interroger les comportements autour de l'art contemporain. Et je prends plaisir à filmer l'humain en action. L'humain, impalpable et immatériel qui se débat avec les images auxquelles il veut coller pour enfin prendre corps.


Pour Catapulte, il en va de même. Situations simples. Polar express. Pas de méchant. Juste de petites mesquineries, des accommodations. Et derrière tout ça, une interrogation du réel et un démontage de la croyance idiote en même temps que du rationalisme dogmatique. Le tout permettant de croiser de l'humain, des personnages et une société dans laquelle les gens cherchent leur place. 


J'ai appris au théâtre qu'un cliché pleinement investi n'est plus un cliché. On a bouchonné une des extrémités du tuyau. Comme un roman de gare peut valoir mieux qu'une mièvrerie. De la guimauve, oui, mais avec du poivre, s'il vous plait !

Heu... je ne suis pas en train de vous vendre un chef-d'oeuvre, hein ! J'avais juste envie de parler du mièvre, du cliché, de ces choses a priori négatives qui peuvent constituer des terrains de jeu, du ludique.

 

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
24 juin 2014 2 24 /06 /juin /2014 16:10
On peut ne pas lire...

J’aurais aimé raconter des activités trépidantes. Mais ça ne sera pas le cas. Encore passé du temps sur Catapulte. Des corrections de rien du tout. Le dernier ponçage après les modifications des derniers jours. Un mot ici. Une phrase là. Une micro scène de liaison. Toutes ces petites retouches perfectionnistes qu’il faut apporter lors d’une deuxième version qui a vu quelques transformations.

L’air de rien, c’est du boulot. Comme dans le montage d’un film, dès que tu touches à un endroit, ça a des incidences multiples. Il faut rééquilibrer. Bref, me voilà encore en laborieux tâcheron. Mais, avant de passer à autre chose, il faut bien aller au bout de ce qui est en cours. Curieux personnage que je suis d’avoir publié un truc pour récolter des avis me permettant de le modifier. Quand tu fais un film, c’est le producteur qui t’accompagne, pointe les manques et les incohérences. Quand tu écris, ben t’es tout seul.

Étape suivante : mettre en ligne la version définitive, démarcher pour un éditeur, finir le traitement pour une adaptation audiovisuelle. Mais tout ça prend beaucoup de temps. Ce n’est pas demain que le blog sera alimenté de nouvelles originales. Quoi que…

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 16:30
Si j'étais guérisseur dans INEXPLORÉ

Si j’étais guérisseur, Éditions Eyrolles, vient de se voir offrir un article sur une pleine page du magazine INEXPLORÉ (p.110). Dans la semaine à venir, il aura 4 pages dans le magazine LES CLÉS. Très heureux qu’il rencontre un peu de presse car c’est un sujet assez délicat.

Je viens d’achever les dernières retouches à CATAPULTE. Désormais, ceux qui le téléchargeront sur Amazon auront la version définitive. C’est en écoutant les quelques retours et en travaillant à l’adaptation cinéma que m’est apparue la nécessité de gommer un certain didactisme par endroits et de donner davantage de chair à Ludo. C’est dans ce travail que m’est arrivé La Super Modification qui réunit les deux parties et donne la cohérence à l’ensemble de l’ouvrage. Je vais pouvoir partir à la seconde pêche aux éditeurs avec une plus grande assurance. Je peux vous annoncer la version papier d’ici la fin de l’année sans trop me mouiller.

Demain, il y a tournage chez moi. On vient me filmer en pleine expérience de germination métapsychique…

Pour ce qui est des intermittents, la lutte continue.

Si la France pouvait gagner la coupe du monde, ça pourrait changer l’ambiance durablement. Le match France-Suisse à Paris ressemblait à une finale, vu de la rue (je n’ai pas fait que le voir de la rue). La fête de la musique a résonné jusqu’au lever du jour, à Ménilmontant. L’humeur générale est moins désespérée. Moi qui suis une éponge, j’en profite.

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
19 juin 2014 4 19 /06 /juin /2014 22:26
Ça roule !

Content de retrouver Paris après cette escapade Aquitaine.

Comme prévu, le gouvernement a signé l’accord UNEDIC. Avec la promesse de la mise en place d’un nouveau statut. La promesse... Comment donner crédit à des promesses faites par ce gouvernement « socialiste » qui prouve chaque jour qu’il roule pour le MEDEF. Moi, je veux bien. Mais les copains, c’est pas dit qu’ils acceptent une promesse socialiste contre la paix des festivals. On va voir.

Sinon, si à certains moments, je suis un brin à l’envers, pas tout à fait dans l’ordre, ces temps si, tout roule. Le soleil et le sud doivent y être pour quelque-chose.

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 22:17
Que du plaisir à Libourne !

Quelques mots pour vous faire part d’une super projection d’Ogres Niais et de Cache-cache organisée pas les Cinéphiles du Libournais au Grand Écran, hier soir. Un accueil super chaleureux et sympathique. Je reviendrai !

Grand merci à la joyeuse équipe et tout particulièrement à Violaine Barret qui a été à l’origine de cette invitation. 

Très original ce partenariat entre un cinéma et une assiciation de cinéphiles. Collaboration intelligente dans laquelle le spectateur doit s'y retrouver.

 

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
15 juin 2014 7 15 /06 /juin /2014 11:03
True Détective

Contrairement à bon nombre de mes congénères, je ne suis pas série-addict. On me parle souvent de telle ou telle série absolument géniale, à laquelle les copains cinéastes sont accros. Il a fallu que je tourne dans le Village Français pour le regarder. Avant ça, rien. Pas de série.

Lisant ici ou là quelques articles sur True Detective, la dernière série de HBO qui démarre en France sur le câble aujourd’hui-même, j’ai acheté de DVD et commencé à la regarder avant tout le monde, cette fois. Et je n’ai pas été déçu.

Une série policière avec deux anciens flics en interrogatoire (du mauvais côté), des flash-backs, des plans séquences, de la voix-off, une intrigue qui met trois épisodes à se développer quand dans n’importe quelle série Française elle aurait occupé la moitié d’un seul, un dialogue dans lequel par exemple les personnages dissertent pendant 5 minutes sur la religion, il fallait oser. À vrai dire, on ne sait plus très bien si on est au cinéma ou à la télévision.

Pour moi, c’est la gestion du temps qui est remarquables. Ici, on le prend. Pourquoi filmer forcément des acteurs en train de débiter leur texte et couper dès que c’est fait ? C’est un des drames d’une partie de la télé-française, quand le rythme est dicté par l’angoisse que le spectateur s’ennuie et zappe pour une autre chaîne. Ben, dans True Détective, on joue à l’inverse. Et toi, spectateur, t’es hypnotisé, attaché à ton siège.

Mais la très grande réussite de la série repose avant tout sur le jeu des acteurs. Si Woody Harrelson excelle en macho de base, Matthew McConaughey surpasse tout. Un sommet du jeu minimaliste au service d’un personnage complètement déglingué. Une présence obsédante qui vous aspire. Quoi, vous ne connaissez pas Matthieu McConaughey ? C’est l’Oscar du meilleur acteur 2014.

Oui, le jeu d’acteur… Je peux voir n’importe quelle daube. Si les acteurs jouent bien, je reste. Je suis preneur. La vie passe par eux. L’écriture d'un scénario ne touche qu’une partie du cerveau si elle n’est pas magistralement incarnée par des acteurs. La vie qu’elle raconte, qu’elle contient, passe par eux.

McCaunaughey, je ne le connaissais même pas. Vous savez, moi, les Oscars, le cinéma américain, je suis un sacré ringard sur le sujet. Mais on s’en fout qu’il soit connu ou pas. Ce qui compte, c’est qu’il nous scotche, qu’il habite chaque plan.

Messieurs les diffuseurs, distributeurs, patrons des chaînes qui financez le cinéma, un jour peut-être comprendrez-vous que les acteurs ne sont pas des noms de marques de yaourts destinés à faire venir le spectateur mais des mecs qui ont ou pas le talent d’incarner fortement des personnages. Ce jour-là, il y a quelques bankables qui seront à la retraite et le cinéma s’en portera peut-être mieux. Vous ne pensez pas ? (ça c’est le côté Blancan énervé qui se réveille).

Ce que je retiens aussi de True Détective, c’est que la télé est capable de surpasser le cinéma en terme artistique. Les acteurs n’hésitent plus à passer de l’un à l’autre. Et ils ont bien raison.

Pour en revenir à ma pomme, puisqu’après tout on est sur mon blog, je connais ma chance d’être dans Un Village Français où des auteurs écrivent votre personnage en vous connaissant, lui donnent le temps de se développer et la place d’y faire enfin votre métier. En jouant, vous contribuez à l’écriture de la suite.

Pour en finir, True Détective, c’est la preuve qu’on peut déplacer les codes, casser le rythme effréné défini par des professionnel du marketing et redonner un place au travail d’acteur là où il n’était plus qu’un défilé de noms « connus », pauvres pantins, hommes sandwichs.  Vive le cinéma. Vive la télé. Vive les acteurs !

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article
13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 23:46
Lundi soir Ogres Niais et Cache-cache !

Lundi soir Ogres Niais et Cache-cache !

5 à 1. J’ai pas vu, mais c’est Hollande qui doit être content. Si, si, il est comme ça, le président. Il se dit, Hollande qui gagne, dans leurs têtes imbéciles, ça va jouer en ma faveur. Il est comme ça, le président. Il crée toujours un lien dans son discours entre l’événement et lui. Par exemple, il voit une vache vêler au salon de l’agriculture. Ça devient, vous voyez, elle a eu un moment difficile, douloureux, mais la vie a repris le dessus, donnant naissance à de nouveaux espoirs. Et comme il n’est pas certain que tout le monde ait compris, il passe la seconde couche : Nous sommes un peu comme cette vache. Nous souffrons aujourd’hui. Mais notre politique a pour but justement d’assurer un avenir à nos enfants. Il faut garder espoir et rester sereins, comme l’est cette vache.

J’ai l’air de me moquer, mais faites attention à chaque intervention de Hollande en visite quelque part. Il y va systématiquement de la métaphore facile. Je sais. Ils le font tous. Mais avec plus ou moins d’élégance.

Bon, je blagasse, je blagasse, mais je voulais seulement rappeler que lundi soir, au Grand Écran de Libourne, je présenterai Ogres Niais et Cache-cache.

Ça veut dire que je ne pourrai être à la manif des intermittents, chômeurs et précaires de lundi à 14:30, place du Palais Royal. La lutte continue. Je vais peut-être prendre ma carte au PS pour pouvoir la déchirer le 18 s’ils signent l’accord.

Repost 0
Published by Bernard Blancan
commenter cet article