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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 14:32

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Trois premiers jours de Cosmodrama. Notre capsule spatiale s’est posée sur une planète mystérieuse, au large d’une île de rocailles aux formes étranges. Début très prometteur d’une aventure artistique ovniesque et fauchée. Chaque image est fascinante. Le casting de l’équipage de sept personnes et deux animaux crée une alchimie très réussie, chacun apportant sa singularité. Pas de doublon. Comme 7 facettes kaléidoscopiques de l’humanité. Je ne peux pas vous dire que Cosmodrama ressemble à ceci ou cela. On y reconnaîtra sans doute des esthétiques du cinéma de science fiction des années 60/70, mais ça restera une création fernandézienne, baignant dans un univers philosophico burlesque, prolongement de Légers Tremblements du Paysage. Caroline n’a pas fait le voyage car son papa craignait que la température de cette planète soit hostile à sa bonne santé. Qu’à cela ne tienne, le cinéma permet aujourd’hui toutes les téléportations qui la feront figurer parmi nous à l’écran.

Hier, retour sans halte vers Paris dans mon scénic spatial. Je ne voulais pas rater la projection des deux derniers épisodes du Village Français. Le temps d’entrer dans Paris et de trouver une place de stationnement légal à deux stations du cinéma, je n’ai manqué qu’un épisode.

Ce que j’ai vu m’a embarqué. La haute tenue de cette série n’est pas une légende. L’écriture est osée et affirmée, tout comme la réalisation. Les acteurs ont un espace idéal pour qu’émerge leur talent : un scénario, des dialogues intelligents, des situations, un filmage au plus près.

Pour ce qui est de mon Anselme, j’en suis très heureux. Je dois bien avouer que de tels rôles sont rares au cinéma (pour moi, en tout cas). Ça devient un de mes terrains de jeu favoris, un espace privilégié dans lequel j’ai l’impression d’exercer pleinement mon boulot d’acteur. Bref, je ne vais pas faire du cirage de pompes, mais ça ressemble au bonheur.

Me voilà naviguant sans interruption de La French à Cosmodrama, jusqu'au Village. Acteur à plein temps jusqu’au printemps. Mais on ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Lundi, c’est casting.

L’inconvénient, c’est évidemment que mes propres films, mon roman, mes interventions de magnétiseur en pâtissent un peu. Mais je sais bien comment fonctionne ce boulot : pendant six mois, il vous emporte et peut vous laisser sur la grève pendant de longs mois. Donc je ne m’inquiète nullement pour mes projets. Le temps a toujours été très sympa avec moi. Il m’a donné travail et pépètes au moment où j’en avais le plus besoin, quand j’étais prêt à tout lâcher, me permettant de mener de front mes activités de toutes natures, laissant à chacune sa place.

Ce soir, sur la 2, vous me verrez sans doute dans Les Limiers, tiens…

 

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9 septembre 2013 1 09 /09 /septembre /2013 11:10

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Bon, 55, un 9/9, c’est pas génial. Le 9/9, passe encore. Mais 55, c’est beaucoup trop.

J’ai pris, hier soir, la décision de changer de parfum. J’avais un Guerlain. Mais en voyant la pub qui passe sur nos écrans, je considère que c’est une insulte faite au cinéma. Le record de vulgarité et de ridicule vient d’être dépassé. Je sais pourtant que plein de gens vont trouver ça « magnifique ». Ça m’attriste d'autant plus. Quand le "joli" piétine le beau avec un cheval blanc. Ici les bites du Taj Mahal émeuvent en perçant les eaux du lac, une femme « belle » est forcément jeune, nue, mince, maquillée, voilée de transparence. L’homme, n’en parlons même pas. Et la musique…

Le film qui suivait m’a aussi profondément déçu, mais comme je connais le réalisateur et que je suis un faux-cul, je ne dirai rien.

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 15:53

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Dimanche à Paris. Un peu gris. Très calme.

Finalement, je ne pars aux îles Chausey que mardi. Je vais y enfiler ma combinaison de spationaute reporter. Ce sera le premier jour de Cosmodrama de Philippe Fernandez. Il me tarde la rencontre avec l’équipe d’hurluberlus.

Parmi eux, une guenon, Caroline. Tiens, pour l’occasion, j’ai appris que mademoiselle la guenon a un camion loge perso qui la suit de tournage en tournage avec toute sa famille dedans. Faudrait voir à ce qu’elle commence pas trop à se la péter, celle-là ! 

Je dis ça, je dis rien, comme dirait un ami renard.

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5 septembre 2013 4 05 /09 /septembre /2013 22:01

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En photo, le décors de la journée. On tournait à Cassis. Encore une fois, il y a pire… Néanmoins, la journée a été fastidieuse, longue. Certes, on a serré Peretti, mais bon. Pendant ce temps, dans le vrai Marseille, ça continue à canarder pas pour de rire, pas pour semblant. Drôle de ville au charme fou et dont pourtant bon nombre de gens rêvent de la quitter. Hier, j’ai appelé un copain. Il m’a appris qu’il avait quitté Marseille il y a trois ans pour partir en Bretagne. Hier, je dînais chez des amies qui elles aussi veulent fuir cette ville. En touriste, ça va. C’est beau. Y vivre, c’est sans doute une autre histoire. En tournage, je ne peux pas juger. Je suis trimballé d’un lieu à l’autre, on vient me chercher et me reconduit à la gare, logé dans un hôtel luxueux et pépère.

Sinon, tout se passe bien avec mes collègues. Je fais notamment la connaissance de vraies figures du cinéma marseillais.

Demain, retour pour trois jours à la maison. Lundi, ce sera le départ pour la Bretagne, justement, et le début de tournage de Cosmodrama. Univers diamétralement opposé. Le contraire d’un film d’action. Un casting d’acteurs à faible notoriété. Un tournage en Bretagne puis sans doute en Charente ou Charente Maritime. Le calme sidéral face à la furie citadine à gros calibre. Et moi, acteur, je vais passer d’un univers à l’autre, avant de retrouver le Village et son maquis.

Fatigué, pour l’instant, tiens.

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4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 10:21

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Guillaume Gouix à la cantine

Quand on arrive à la cantine sur la terrasse d’une villa de La Ciotat, on a du mal à se souvenir si l’on travaille ou si l’on est en vacances.

C’était pourtant du travail, hier. Filature du livreur, observation de la villa à la jumelle, décision d’intervention, suivi des opérations par la radio de la R16. C’est vrai que, même en terme de boulot, on a fait pire.

Aujourd’hui, jour off à Marseille. Je vais y descendre tout doucement, sans savoir où je vais, me laissant retenir par une terrasse, happer par une boutique, attirer par une perspective, aimanter par les bateaux du vieux port.

Rien à voir, mais voici que le New-York Times vante la qualité de quatre séries télévisées françaises. Un Village Français en fait partie !

http://mobile.programme.tv/news/series/65747-le-new-york-times-encense-quatre-series-francaises/

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 22:19

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S’ils ne connaissaient pas Blancan, à Terrasson, je crains l’overdose ! Retour aux sources, Ogres Niais, No Pasaran, Landes… Merci le Ciné Roc !

Ben oui, à peine rentré de Marseille que je repartais pour Terrasson.

Hier, je me la suis joué, "les vacances continuent". Déposé au gîte, j’ai marché un peu dans les bois environnants, posé un peu dans la chambre tip top, suis descendu à la ville à pied en suivant le chemin de randonnée indiqué par la propriétaire. Arrivé par la ville haute avec pas mal d’avance sur le rendez-vous apéro, j’ai posé mes fesses à la terrasse d’un café en bord de Vézère pour un temps lecture. Et puis, apéro discutaille avec les spectateurs convives du pique-nique cinématographique, présentation des films en quelques mots en salle, direction Les Agapes pour de gentils magrets en compagnie de Marie de l’équipe du Roc. Pas trop le temps de se perdre dans les desserts, l’heure du débat est vite là (je n’ai qu’à faire des long-métrages sir je veux me faire des repas complets !).

Le débat est intéressant et très sympathique, même si l’on aurait aimé davantage de questions. Mais c’est intimidant de prendre la parole dans une salle de cinéma. Dernier petit verre et papoti papota, puis c’est le retour au gîte. Merveille. Un ciel d’été sans lune ni nuage. Je fume ma dernière cigarette plongé dans la Voie Lactée traversée par quelques étoiles filantes. Il suffit de leur donner le temps d’être vues.

En fin de matinée, du micro-tourisme à Saint-Amand-de-Coly et son abbatiale du XII ème, puis direction Brive pour le train retour. Attablé pour un déjeuner rapide avant le 13h14, un petit groupe vient prendre place à la table d’à côté. C’est un copain de Bordeaux qui est fait une courte halte à Brive sur la route qui le ramène chez lui après avoir récupéré sa fille à Bourges. Le hasard.

L’après-midi ferroviaire aura été plus longue qu’annoncée pour cause de débarquement d’une ado rebelle qui fouttait le bordel en première après avoir pris une amende pour défaut de billet. Elle insultait à peu près tout le monde, tenait des propos racistes à l’encontre du contrôleur qui s’appelait David (elle était beurette), menaçant ici, disant qu’elle allait à Paris parce qu’elle avait rendez-vous avec la police des polices. Bref, des passagers en ont eu assez et ce sont deux gendarmes en civil qui ont fini par la débarquer en route. Train bloqué aux Aubrais en attendant que la police vienne la chercher. Paris n’est plus très loin. La campagne, si. Demain, c’est encore du train. Pour Marseille, cette fois.

J’essaie de mettre à profit ce temps de transports pour me remettre à l’écriture du roman que j’avais arrêté il y a six mois. Dans la première scène du roman, il y a un gendarme assis à côté d’un mec qui écrit sur un ordi. Il observe une jeune fille assise à deux rangées en essayant de deviner qui elle est. Mais dans ma fiction, tout est beaucoup plus calme que dans la vraie vie.

N’empêche que, le copain qui vient s’asseoir à côté de moi à Brive, il est comédien de théâtre de rue, comme le personnage de la dernière scène écrite de mon roman. Aujourd’hui, le réel semblait vouloir entrer tout entier dans ma fiction.

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29 août 2013 4 29 /08 /août /2013 22:28

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Samedi 31, pique-nique cinéma à Terrasson avec Retour aux sources, Ogres Niais et ma pomme. J’apporterai aussi Secrets de sourcier dont les Éditions Eyrolles m’ont informé qu’il allait déjà être réédité (On a épuisé le stock !). On pourrait penser que je commençais à m’ennuyer à Paris. Mais non, mais non. En tout cas, je ne traînerai pas trop en Dordogne car dès lundi, je retourne à Marseille pour procéder à quelques interpellations.

 

On aurait pu s’attendre à ce que je glisse quelques mots sur la Syrie. Mais non. Pas de mot sur la Syrie. Je vous laisse les vôtres. Tiens, quand j’y penserai et que j’en aurai le temps, j’irai voir du côté de la caisse de retraite pour qu’ils me disent à quelle misère je peux m’attendre. C’est que je vais sur mes 55, moi. Ça me fera une histoire rigolote à raconter, tiens. Bonne rentrée à ceux qui rentrent enfin après avoir profité d’un été comme on en rêvait. Il est bien, ce Hollande.

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28 août 2013 3 28 /08 /août /2013 23:28

De retour à Paris après le second jour de La French. JD est extrêmement sympathique. Non mais, sympathique comme c’est rare. Son seul souci, c’est le nombre de photo qu’il doit faire au mètre parcouru. Et avec Madame. Et avec Monsieur. Et avec le petit. Boudiou. Quelle vie.

Personnellement, je n’ai pas de souci. Bien sûr, je n’ai pas sa notoriété. Une gamine me sourit et me dit bonjour. Sa copine, le portable prêt à photographier me regarde d’un drôle d’air. C’est qui, celui-là ? Non, c’est rien. C’est juste moi.

Bon, il faut dire que je n’aide pas les gens à me reconnaître. À chaque rôle, une nouvelle gueule. Et celle que je me suis faite sur Lucien, elle n’est pas piquée des vers. Moi-même, devant le miroir du maquillage, je me suis demandé qui était ce mec en face. Je crois que pour la première fois, je me suis vu comme un étranger, un mec qui parle pas comme moi, bouge pas comme moi, pense pas comme moi. Et, finalement, c’est incroyablement plaisant de se trouver face à un personnage qui emprunte son propre corps. C’est assez vertigineux, ce boulot.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:20
Premier jour de tournage pour La French. Casting top, image belle et dynamique, cascades... Du pur film d'action qui a de la tenue. Aujourd'hui, on a serré le gitan avec deux kilos dans le sac. Putain, je sais pas si je vais arriver à me défaire de l'accent, tellement il chante dans toutes les bouches...
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25 août 2013 7 25 /08 /août /2013 19:35

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Dans Cosmodrama, je n’aurai pas de moustache. Dans la French, si. Et les deux films se tournent en même temps. Ce qui veut dire…

Pour les cheveux, l’un les veut plus noir, l’autre, comme ils sont (à savoir blonds platine). Ça sent la bombe.

Demain, départ pour Marseille et mes deux premiers jours dans La French ! Je conduirai un R16…

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