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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 22:48
Blague prétentieuse

Avec un gentil rôle, tu peux avoir un prix Nobel (d'économie).

Oui, je sais... j'adore les blagues nulles puisque ce sont les seules que j'arrive à faire (avec Renaud Cojo).

Qui comprendra celle-là qui est assez complexe et nécessite de suivre l'actualité nationale, internationale et du blog ?

 

 

 

NB : Le prix Nobel d'économie s'appelle Jean Tirole.

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 09:50
Je viens de tourner

Mais non, je ne peux pas vous raconter comment mon personnage s’inscrit dans l’histoire que j’ai commencé à tourner hier. C’est un polar. Je peux dire que j’ai couru (même ça, c’est un indice), que nous avons tourné en plein air, entre une chapelle et un château perdus dans la nature.

Assez effaré par  la rapidité de tournage : 17 plans pour le seul matin. Comment c’est possible ? Il faut juste un réalisateur bien entouré qui sait ce qu’il tourne, le montage en tête. On pourrait dire ça de pas mal de réalisateurs qu’on appelle « faiseurs », techniques et efficaces. Mais chez ces gens là, la différence se fait sur la direction d’acteur. Si certains l’oublient au passage, s’en soucient peu ou sont submergés par la technique, le nôtre est très précis aussi sur ce domaine. Il a tous les potards à fond, quoi. Énergique et souriant. Qui embarque tout le monde avec l’excitation d’un gamin qui s’amuse. Ça déteint forcément sur l’ensemble de l’équipe. Du coup, quand tu joues dans ce type de format de fiction, tu n’as pas le temps de t’ennuyer. Toujours sur le grill, prêt à bondir sur le prochain plan. Et tu sais que tu auras l’espace pour faire ton métier sans avoir à rougir. On sait qu’on est dans une fiction formatée télé, très grand public. Ça n’empêche pas d’avoir quelques exigences.

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9 octobre 2014 4 09 /10 /octobre /2014 21:44
Je pars tourner

Tu pars de chez toi avec une heure d’avance par rapport à celle du train. Un sac à dos. Une sacoche pour l'odinateur. Tu prends le 61. Tu as le temps de t’en cramer une avant le départ. Tu fais bien, parce qu’après, c’est parti pour plus de quatre heures. Dans le train, ta place est prise par une femme encombrée de multiples sacs, le téléphone à la main, l’écouteur à l’oreille. Elle va t’emmerder. Alors tu repères une place libre en solo. En solo, c’est mieux. Tu y déménages. Tu apprends ton rôle pour demain. En fait, tu le sais déjà puisque tu n’as que deux phrases. Alors tu en profites pour apprendre tout le texte, celui des prochains jours. Ça sera fait. En train, il faut savoir rentabiliser. Tu as porté un bouquin qu’on t’a prêté. Tu le lis en diagonale. Ce n’est pas un roman. Et puis tu dors. Ça sert à ça le train, aussi. Quand tu as dormi, tu sors ton casque et tu le branches à ton iPhone 6. Ton objectif : désaimer Wich you where here. Ça suffit l’adolescence ! Tu prends un second bouquin. De la philo facile. Tu as entendu Markus Gabriel à la radio et t’as voulu lire. Pourquoi le monde n’existe pas. C’est agréable. C’était donc ça. Tu es philosophe, toi aussi. Tu vas au bar. Tu as oublié de retirer du fric. Tu vas faire une carte. Mais ces cons, ils ont augmenté le montant minimum de paiement par carte. Alors tu prends une merde en plus pour y arriver. Fatalement, le temps finit bien par passer et la gare de Narbonne par arriver. La régie est là. Le stedycamer était dans le même train. Voiture jusqu’à Carcassonne. Tu es monté derrière. Tu reçois un coup de fil. Un des films qui avait été reporté cet été va se faire. Il a eu le CNC. Tu es content. Le stedycamer téléphone. Il parle de parallaxe.  T’y comprends rien de toute façon. Alors tu regardes le paysage, puis le ciel. Il y a de beaux nuages. Tu les photographies. On te dépose à l’hôtel. Tu as connu mieux. Mais bon, t’as un petit rôle. Tu vois que le joli nuage est en train de noircir et de clignoter de tous côtés. Tu dois aller manger vite, sinon tu vas te prendre une saucée en rentrant du restau. Tu poses ton sac à dos et ta sacoche, tu enlèves ton petit pull. Il fait doux, ici. Tu files vers la cité. Elle est toujours belle. À peine franchie la porte, tu dois trouver un restau, vite. Dans une ruelle à ta gauche, les cris d’un groupe de Japonais t’indiquent la bonne direction. Une place. Le Ménestrel ? Le Trouvère ? On s’en fout. Manger avant l’orage. De toute façon, c’est le même prix. Vous parlez français ? Heu, oui. Tu as de la chance. Les restaus à touriste te servent à toute berzingue. Même pas le temps d’en cramer une entre deux plats. Tu ingurgites ton repas honnête et tu cours payer au comptoir. Allez, zou, retour à l’hôtel ! Tu vas croiser une régisseuse qui va te donner ta feuille de service et te proposer de te conduire à la cité pour manger. C’est déjà fait. Tu remontes dans ta chambre. Tu allumes la télé. Tu ne la regardes pas chez toi mais tu crois toujours que tu pourrais avoir la chance de tomber sur une bonne émission ou un beau film. Ça ne sera pas le cas. De toute façon, cette putain de télécommande qui ne fonctionne qu’à 15cm de l’écran, ça te donne pas envie. Tu as juste eu le temps de voir le collègue avec qui tu vas tourner demain dans une bande annonce. Alors tu éteins le téléviseur. Tu regardes la feuille de service. Tu fais ton blog. Il pleut. Ça te rassure. Tu as bien fait de manger tôt. Tu vas lire. Tu vas aimer lire avec ce bruit de pluie et de tonnerre. Demain, on vient te chercher à 07:20.

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7 octobre 2014 2 07 /10 /octobre /2014 13:39
Eymoutiers, nous voilà !

On vient de proposer à Anselme de prendre sa carte à l’association des amis de Nicolas Sarkozy. Ou un truc du genre. En tout cas, il n’a pas l’air de bien comprendre les blagues, Anselme.

Plus sérieusement, la ville d’Eymoutiers organise dans sa bibliothèque une expo de photos d’amateurs prises sur le tournage d’un Village Français.

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 22:47
Mon Everest

Après avoir travaillé un peu sur le scénario du prochain tournage, fait diverses affaires administratives, ménagères et de mise à jour, je me suis attaqué à la version roman des aventures du célèbre Alexandre Garlo. Car oui, s’il s’agit bien d’un projet de long-métrage de fiction, j’assure mes arrières en attendant des retours sur mon premier synopsis développé. Et comme vous aurez compris que je ne sais pas attendre (comme diraient nos amis Belges). Mais contrairement à Catapulte que j’envisageais d’abord comme un roman avec l’arrière-pensée d’en faire un film, j’ai commencé cette fois par l’idée du film. Ce qui veut dire que le travail est exactement inverse. Je pars d’une structure épurée que je développe. Et j’y prends un vrai plaisir. Toujours cette attitude opportuniste qui consiste ici à penser que si le projet de film n’aboutit pas, j’en ferai un roman. La différence, c’est que j’avance en premier l’écriture cinématographique qui, selon les retours, les amorces de financement, aura priorité sur l’écriture romanesque.

Intellectuellement, le travail n’est pas du tout le même. Dépucelé avec Catapulte qui a vu le jour à travers une écriture rapide, visuelle et intuitive, le travail pour les aventures du célèbre Alexandre Garlo est beaucoup plus long, minutieux, littéraire oserais-je dire si je n’étais déjà conscient de mes limites. Avec Catapulte, j’avançais pour connaître la suite, avec une forme d’urgence. Ici, je sais où je vais et j’essaie d’y aller le plus précisément possible.

Ça fait un peu journal d’un comédien qui s’occupe comme il peut, tout ça. Je sais. Il y a quelque chose de ridicule à vouloir étaler sa petite cuisine, soi-disant créatrice. Mais j’ai suffisamment de fierté pour que tout cela ne soit pas vain. C’est ma peut-être imbécile certitude que j’aboutirai et ma détermination bourrine qui m’autorisent à m’épancher sur mes ébauches. Un peu comme un employé du pôle emploi qui commencerait son journal de voyage ainsi : « Dans ma vie, j’ai dû marcher un ou deux kilomètres par jour. J’habite au-dessus de l’agence dans laquelle je travaille. Aujourd’hui commence mon ascension de l’Everest dont je relaterai chaque jour le périple dans ce carnet ».

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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 20:06
Demain (ou l'art de ne rien dire)

Alors, journal d’un comédien ? Pas d’inquiétude, ça va reprendre sévère, côté comédie. Pour commencer, j’ai retrouvé ma tête d’Anselme pour le reprise de la seconde moitié de la saison VI du Village Français. Je n’ai encore rien lu, mais il me tarde toujours plus d’y aller. Juste avant, j’aurai tourné dans un Meurtres à Carcassonne, un personnage très intéressant. Entre les deux, j’aurais joué un personnage de fiction dans un documentaire. À ce sujet, je ne peux rien dire car c’est top secret jusqu’à la fin du tournage. Voilà donc quelques activités qui devraient alimenter le blog jusqu’à la fin de l’année. Mais il y a d’autres surprises…

Une chose dont j’ai hâte aussi, c’est la projection d’équipe de la French. C’est dans deux semaines.

Du côté écriture, je suis en train de finaliser la phase d’édition de mon petit polar. J’aurai bientôt des propositions de couverture. Le bouquin devrait être disponible avant la fin de l’année.

Il me reste à attendre des nouvelles qui me permettront d’avancer dans mes projets de réalisation. Mais tout se combine pour que l’attente ne se fasse pas sentir.

J’ai vu, il y a deux jours, un film majeur dont je parlerai deux jours avant sa sortie, histoire de vous envoyer le voir.

Bref, voici fait un article « teaser » qui se contente de dire que très bientôt, j’aurai plein de mots à écrire, de nouvelles à donner, d’histoires à raconter sur ce blog.

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 17:41
C'est compliqué...

Voyage en voiture, retour Paris. Ces trajets sont l’occasion d’écouter la radio. Souvent du zapping Radio France. Pas grand chose d’intéressant à se mettre dans l’oreille, si ce n’est un billet de je ne sais plus qui sur France Inter autour de l’expression, « c’est compliqué ». Je me suis assez retrouvé dans cette dénonciation du « c’est compliqué » mis à toutes les sauces. En général, on s’en sert pour dénoncer des raisonnements jugés simplistes. Les riches gagnent de plus en plus d’argent et les pauvres de moins en moins. C’est une donnée statistique vraie. Mais si vous utilisez cette donnée comme argument, on vous dit « c’est beaucoup plus compliqué que ça ». Ah, bon ? C’est vraiment plus compliqué ? Quand j’ai dit à un moment que ça n’était pas aux techniciens de financer les difficultés de production des films (la question de la convention collective), on m’a répondu que c’était beaucoup plus compliqué que ça. Ceux qui se protègent derrière le « c’est compliqué » feraient bien de commencer par être un peu simplistes, tiens. Ça mettrait peut-être la complexité des choses sur des bases plus saines.

Quand tu veux faire l’acteur, tu peux te dire que jouer est beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît. Tu peux parler des heures avec le metteur en scène, faire des analyses de texte, écrire le passé du personnage, t’immerger dans des milieux semblables aux siens. Ou bien, tu peux te dire qu’il est ça et ça et y aller, laisser faire la complexité toute seule avec trois pauvres points de repère. C’est une école. Y aurait-il des acteurs intelligents et des acteurs simplistes ? Sans doute, mais c’est plus compliqué que ça…

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 19:31
Trouvé sur le marché aux puces

Trouvé sur le marché aux puces

Je suis enfermé à Langoiran avec obligation de créer. Préparation de ma participation à un docu fiction… Vendredi matin, on me libère !

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28 septembre 2014 7 28 /09 /septembre /2014 15:43
Djibouti

À la faveur de recherches de photos pour les besoins de déco de tournage, j’ai rouvert la fameuse malle. Celle qui était enterrée dans un fond d'armoire. Parmi elles, j’en extrais une sur laquelle je fais le malin, du haut de mes 19 ans, la guitare sur l’épaule.

On sent qu’il était une fois dans l’ouest n'est pas loin. Pink Floyd, aussi.

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25 septembre 2014 4 25 /09 /septembre /2014 16:00
En librairie en fin d'année !

Allez, c’est parti pour Catapulte en roman ! Je l’avais envoyé à de grand éditeurs, puis à des plus petits, sous les conseils de gens qui savent. Là, je l’avais envoyé à un tout petit éditeur, appuyé par un copain. Eh bien, on m’a répondu que Catapulte n’entrait pas dans la ligne éditoriale. Tant pis pour eux ! Je vais le faire éditer chez un éditeur participatif dont je trouve qu’il fait du bon boulot (notamment en couvertures), qui a un service de presse, un distributeur et qui aime mon livre. Il m’en coûtera un peu, mais les droits d’auteur sont à la hauteur. Je vais leur montrer qu’il est lisible et vendable, Catapulte, moi ! Non mais…

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