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28 avril 2010 3 28 /04 /avril /2010 22:48

Mercredi 28 avril 2010

Aujourd’hui, nous tournions à l’intérieur de l’église millénaire des Saintes-Maries-de-la-Mer. Dehors, c’était l’été, les touristes, les gitanes qui lisent les lignes de la main. La séquence tournée l’a été sans difficulté particulière.

Demain, j’ai deux castings : l’un avec un réalisateur américain relativement extrêmement connu et l’autre avec un réalisateur français extrêmement énormément connu. Vous saurez qui quand j’aurai connaissance du résultat. Pour une fois que je peux créer un peu de suspense…

 

Concernant Hors-la-loi, Guy m’a fait part d’un mail qui circule sur une opération politique qui se préparerait sur la Croisette autour du film : Guy, ne t’inquiète pas ! Tout cela n’est pas sérieux. Il y a toujours des gens pour parler de choses qu’ils n’ont pas vues, pour se mettre en colère. Ils ne parlent pas du film mais de ce qu’ils en imaginent. Et ce qu’ils imaginent est nourri de leur simple culpabilité.

Tiens, ça me rappelle une autre histoire…

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27 avril 2010 2 27 /04 /avril /2010 19:29

Mardi 27 avril 2010

Je préviens tout de suite que je ferai un article demain soir. Là, je n’en ai pas vraiment le temps. Nous avons un pot mise en scène après une très longue journée où je me suis fait tabasser par mon fils, envoyé des ventilateurs géants sur la figure. Une belle séquence dans la boîte.

Demain, j’ai une scène d’église sans texte et je rentre à la maison…

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26 avril 2010 1 26 /04 /avril /2010 22:46

Lundi 26 avril 2010

Aujourd’hui, nous tournâmes une séquence fort riche en personnages et découpée. Ainsi les temps d’attente furent-ils très longs. Et comme je n’étais pas sur mon cheval, que je n’ai tapé personne, que j’ai été gentil, je n’ai rien de particulier à raconter.

Voici donc un article très court.

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24 avril 2010 6 24 /04 /avril /2010 14:06

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 10:29

Vendredi 23 avril 2010

Comme j’en avais marre d’être à la maison (la famille est en vacances) avant de repartir en tournage dimanche, je suis allé visiter des sourciers à Grenoble. Je prépare mon documentaire.

Ce matin, par l’intermédiaire de Guy, j’apprends que Hors la Loi va être encore un match historicocorico-politique. Hors-la-loi, film anti-français ? C’est pas possible d’être aussi coincé avec l’histoire ! Un film n’est pas la vérité, c’est un film. L’histoire officielle n’est pas la vérité, c’est l’histoire officielle. Le film n’est pas un cours d’histoire, c’est un film. On devine déjà les débats et les questions journalistiques très éloignés du cinéma.

Messieurs les députés, vous devriez demander à consulter les scénarios avant qu’ils se tournent (ce que vous semblez avoir cherché à faire si l’on en croit l’article mis en lien par Guy) et pourquoi pas les retoucher ! Et puis si ça ne vous convient pas, vous n’avez qu’à demander d’intervenir sur le montage ou encore interdire la sortie, pourquoi pas !

Mais bon… C’est tout de même assez consternant de constater que succès et échecs d’œuvres artistiques reposent souvent uniquement sur les thèmes abordés. Comme si le regard artistique n’existait pas. Le dictat du politiquement correct, de l’idée qu’elle est bonne, de la flatterie des zones les plus accessibles du cerveau, celles définies par les études de marché et par l’humeur collective du moment. Mais celle-là, elle ne se décide pas vraiment, elle est indépendante. Quelques présomptueux, pourtant, pensent oeuvrer à la modeler. Péché d’orgueil. Umeur Mollective du Poment ?

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 22:22

Mercredi 21 avril 2010

Croisé plein de monde avant la Croisette. Le Ministre a été très amical et très à l’aise. Le cinéma, il connaît et n’a aucun mal à trouver le mot juste, avec en prime humour et dérision. Guy, il faut te calmer ! Ce n'est pas parce que j'ai serré la main d'un ministre d'un gouvernement de droite que j'ai vendu mon âme à je ne sais qui. Pascale, dis-lui, toi !


Avec cette sélection, j’ai battu mon record de bises. Je suis de moins en moins le vilain petit canard, l’OVNI de province. Je suis partagé entre satisfaction et inquiétude. Non, parce que je l’aime bien mon personnage  de « excusez-moi d’être là ».

Les quelques personnalités coktaileuses qui ont vu le film (3 !) m’ont gratifié de compliments personnels. S’ils n’avaient pas aimé, ils se seraient dispensés de me dire qu’ils l’avaient vu. Je crois que je découvrirai Hors la Loi à Cannes. Grâce à ces bruits de petits-fours, je n’ai même plus peur.

Je vais quand même bosser deux trois points d’Histoire pour faire croire que j’avais longuement travaillé mon rôle avant le tournage. Si je me contente de dire que je suis flic, je sens que ça ne va pas satisfaire le journaleux. Au moins, avec Carmen, c’est plus simple : ‘faut pas venir me faire chier !


Après, je sais plein de choses pas tristes mais je ne peux évidemment pas les livrer ici.

Si je dis que je sais des choses que je ne peux révéler, c'est juste pour signifier que je suis dans les secrets de Là-Haut. Ça fait important. On se dit, il doit en savoir des choses, lui, à traîner dans les ministères avec des gens connus qui passent à la télé. Pas joli, joli, tout ça.


En sortant, j'enttends "Bernard !". C'est un photographe. Je t'ai interviewé dans les bureaux de l'attaché de presse, pour Indigènes. Je peux prendre une photo ? Bien sûr. Et ce sont sept ou huit paparazzi amateurs qui me suivent dans devant la fontaine. Chacun me demande ensuite de prendre une photo avec moi. Je ne ferai pas la une des magazines. Jean et Claire m'attendent, à la fois amusés et dépités. Et puis, en écho, flash-back pas très net... je t'ai interviewé dans les bureaux de... ok.


Bref, un coktail au ministère, ça sert juste à te faire croire que tu comptes pour quelque chose. Quand tu repars, ça tient encore sur la ligne 1, entre Palais Royal et Hôtel de Ville. Puis dans le 96, ça redescend. Et quand tu prends les oeufs chez l'arabe de la place pour agrémenter les deux patates du frigo, tu as repris contact. Tu fais le code, l'ascenseur se referme, ça y est. Tu es toi-même.

 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 13:58

Mercredi 21 avril 2010

Je n'ai pas trop le temps d'écrire un long et bel article car j'ai un dîner au Ministère avec les sélectionnés de Cannes 2010. J'essaierai de trouver deux minutes pour vous faire quinze pages de compte-rendu mais je suis très occupé.

 

Bien à vous,

 

Jean Feydéquès

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20 avril 2010 2 20 /04 /avril /2010 10:53

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Photos Thierry Colombeau rebidouillées par mes soins

Mardi 20 avril 2010

Hier, j’ai tué Manolo et une horde de gitans m’a sauté sur le paletot. Au dernier moment, j’ai appris que je serai à cheval pour cette scène aussi.

On est aux Saintes-Maries. Pas possible d’aller chercher Itak ou Éole. Patrick appelle un copain qui est dans le secteur et peut nous livrer un canasson camarguais qui porte la même marque qu’Itak. Tu verras, il est brave !

Je le monte pour me rendre à la plage, sur le décors de la scène. Je constate immédiatement que l’animal n’arrête pas de tourner la tête d’un côté ou de l’autre pour s’assurer que ses copains le suivent. Il n’est pas disposé à oublier qui il est ni d’où il vient pour se consacrer tout entier aux trajectoires qu’il me conviendrait de lui faire emprunter à ma guise.

Quand le caballo se met à manifester quelque signe d’impatience, son maître me dit « ne vous inquiétez pas, il est brave. Mais la mer, ça les énerve… ». Un rien les chiffonne, ces bestioles !

La scène à jouer : je suis sur le cheval, un fusil à la main. Une quinzaine de gitans accourent et me descendent du cheval pour me tabasser. Évidemment, l’animal est sensé rester calme et sans réaction. Comme dans un film.

Heu… Patrick, je serai d’avis qu’un vrai cavalier répète la scène sur le cheval pour voir comment il va réagir.

T’inquiète, je vais le faire, me parternalise-t-il (ça, c’est pour Claude).

La scène se répète donc avec Patrick. L’animal renâcle, secoue la tête, tape du sabot, recule, exprime une nervosité dont j’avoue la légitimité. Mais Patrick s’y connaît en chevaux. Ils est allé jusqu’aux States pour parfaire sa monte.

Heu… donc, là, ça va être à moi, c’est ça ?

Que c’est haut, un cheval ! Que ça bouge.

Je ne vais pas faire durer un suspense inutile. La scène s’est bien passée. À chaque fois, le seul moment où je me suis senti rassuré, c’est quand les gitans m’arrachaient de ma monture pour me tabasser. Je les aurais embrassés. Mais ça ne convenait pas au personnage.

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Si..., un incident aurait bien pu se produire quand je me suis retrouvé pendu à la selle par une jambe. Si le cheval était parvenu à s’enfuir, j’aurai joué la cascade de l’indien bringuebalé lors de l’attaque de fort Alamo.

Patrick m’explique. Le cheval, il peut bouger la tête, frapper le sol du talon, vouloir te taper, tu n’as rien à faire. Tu te dis "Et alors, t’es pas content ? Je m’en fous, c’est moi qui suis sur ton dos et tu iras où je voudrai !"

 

 

En ville (je ne précise pas la quelle par peur de représailles mafieuses), plus tard dans la soirée, je vais me réapprovisionner en cigarettes. Il y a une queue (pas de cheval) anormalement longue devant le comptoir du buraliste. À l’intérieur du bar-tabac-PMU, la clientèle a déserté. Le patron, un petit provençal à chemise noire a trouvé semble-t-il un assistant en la personne d’un bikeur arrondi à la bière et dont le buste est un vaste tatouage partiellement couvert d’un boléro en cuir noir. Ça rit fort. Ça chahute avec la lourdeur d’une Harley bien graissée une jeune bourge qui croyais s’en tirer avec un rendu de monnaie et son paquet de clopes.

La file n’en mène pas large, chacun s’efforçant de coller sur son visage un masque de sourire dont l’élastique est prêt à lâcher au moindre haussement de voix. On dirait qu’il y a eu un putsch dans le troquet. On peut se demander si ce n’est pas un hold-up. Le patron ligoté derrière le comptoir et les gros bras qui vont encaisser jusqu'à faire dégueuler le tiroir.

Et puis le bikeur, de la poche de son pantalon cuir, extrait une petite boîte blanche, façon cachous. Une petite ligne ? Et voilà qu’il étale de la coke sur la main du patron qui s’empresse de la snifer.

Oh putain, ça va déjà mieux ! dit-il, un petit nuage blanc sous les narines. Il refuse néanmoins le petit jaune que lui tend son énorme collègue et continue à servir. Ça va être à moi.

Le patron et son collègue se marrent en toisant la clientèle bien rangée par ordre peut-être alphabétique. Je vois des flics partout avec la coke, éructe le balèse.

Non, les flics, ils sont passés tout à l’heure. Ils m’ont pris le calibre ! Ha ha ha.

C’est mon tour. Un Winston ultra 25, s’il vous plait. Avant de me servir, le patron accepte un second rail pour la route puis me prend à partie : le problème c’est que vous pensez tous à rentrer tranquillement dans vos maisons, pépère, pour regarder Docteur house. Mais la vérité, c’est que vous avez peur de vos femmes. Les mecs, ils ont peur de leur mère, de leur maîtresse d’école, de leur fiancée puis de leur femme. Ils oublient qu’elles ne sont là que pour être baisées !

J’acquiesce vaguement dans un sourire forcé. Oui, c’est comme les chevaux !

Tu baises les chevaux, toi ?

Heu… J’encaisse la monnaie et me barre sans vérifier si le compte y est.

On dirait le Sud…

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 20:46

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Lève la tête ! Ça n'arrive pas souvent dans une vie. Un ciel sans une trace laissée par un avion.

 

PROCHAIN ARTICLE MARDI

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 12:45

Samedi 17 avril 2010

Petit problème hier sur la séquence 15. La faute à Itak ! Je devais arriver au galop sur Carmen qui était elle-même au galop, mais sans cheval. Et devant nous (Carmen, le cheval et moi) galopait la voiture travelling.

Je sentais Itak nerveux. Il était dans sa propriété et manifestait assez franchement son désir de retrouver ses copains plutôt que de cachetonner une hypothétique carotte pour France Télévision. Ses mouvements de tête en témoignaient ainsi que la modification systématique de sa position d’attente qu’il orientait systématiquement à l’opposé du sens de la scène.

Premier galop. Il se la joue pépère et nous ne parvenons même pas à rejoindre Carmen. Étonnant, pour Itak. Deuxième galop, nous parvenons à atteindre une vitesse raisonnable mais en approchant de Carmen, nous obliquons vers la droite sans que j’aie eu l’impression d’avoir donné la moindre consigne indiquant ce changement de direction. Je mets cette incartade sur le dos de la perche des sondiers. J’ai déjà pu constater que l’animal craint les choses aériennes non identifiées.

Troisième galog. Tandis que nous approchons de Carmen, cette fois, Itak me fait une espèce d’écart de deux mètres (sans doute destiné à m’envoyer aux fraises) qui me fait perdre un de mes étriers. Je stoppe la bête.

Il s’avère que le fier Itak a peur des mouvements de la jupe de Carmen. Gilbert qui me double pour une cascade connaît le même problème, Itak s’échappant même à grand galop et à deux reprises.

Jacques Malaterre n’apprécie pas la plaisanterie et décide de changer de séquence.

Un peu merdeux quand même, je propose que nous changions de cheval, juste pour cette séquence. Jacques est d’accord mais nous la tournerons un autre jour. J’ai profité de l’installation de la suivante suivant essayer le galop avec Éole. Un vrai régal. J’avais presque eu l’impression de savoir faire du cheval.

Retour à Paris en période de grève SNCF. J’ai voyagé gratos dans un train qui passait par là et qui roulait soi-disant avec deux heures de retard. Il était à mon heure et c’était parfait. Pas vu le nuage.

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