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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 18:39

Il est de Pau...

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Published by Bernard Blancan
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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 10:31
Imparfait et je le prouve… chaque jour.

Ce blog a été conçu dans l’idée de raconter la réalité imparfaite et chaotique du métier de comédien. Ouvrir, au regard de tous, les coulisses (dans les limites de ce que je suis autorisé à en dire). Au-delà de mon boulot d’acteur dont vous voyez bien qu’il n’est qu’une partie de mes activités, j’aime bien qu'y figurent aussi mes errements créatifs. Plutôt que livrer le produit fini, comme par magie, comme au supermarché, il me plait de faire savoir la vraie galère que c’est d’accoucher d’un bidule. Ici, c’est cuisine ouverte. On voit la tambouille mijoter et l'état sanitaire de la cuisine.

Quand j’ai fait de la musique pour mes films ou ceux d’autres, vous avez pu lire que les premiers morceaux que je compose ont quelque-chose à voir avec ce qui disparaît dans la cuvette des WC.

Pour Retour aux sources, vous avez pu suivre les deux ou trois bonnes années qui ont essuyé des refus d’aides financières. Et puis un jour, sur mon bureau, je filme des figurines et je balance à qui veut voir. À partir de là, mon film se dessine et le financement arrive, le film se fait.

Pour mon métier d’acteur, on peut voir les rencontres qui aboutissent ou pas, les films qui se tournent mais ne sortent pas, tout autant que les réussites.

J’aime bien cette idée de réalité brute. Pour certains, elle nuit à la lumière des seules réussites. Pour moi, elle donne une couleur plus juste. Celle de la vraie vie et du travail maladroit, imparfait, avec son lot d’incertitudes et d’erreurs nécessaires.

Vous l’aurez deviné, vieux grigous. Je veux en revenir à Catapulte. Jusqu’à présent, j’avais eu les retours d’amis, de connaissances. Un regard bienveillant le plus souvent ou, celui désespéré de celui qui se trouve face à un mec un peu barré à qui il ne servirait à rien de dire la vérité. Un regard marqué par un relationnel fort qui rend aussi difficile l’expression d’un jugement que son acceptation. Sans compter que j’avais tendance à présenter les choses comme : voici mon livre. C’est comme quand on va voir le film d’un copain. Tout ne nous plait pas. C’est rarement (ou jamais) un chef-d’œuvre. Mais bon, on le connaît, on connaît ses limites et on sait bien que, de toute façon, les chefs-d’œuvre, c’est si rare… Dès que quelqu’un est allé au bout de quelque-chose, de toute façon, il a mon respect (sauf les prétentieux, ceux qui se la pètent ou pour qui tout est trop facile).

J’ai mis Catapulte en ligne sous les conseils d’un éditeur, un mec de métier. Il savait (et moi avec) que ce serait l’occasion d’avoir de vrais retours, ceux qui sont dénués de liens amicaux, relationnels, professionnels… Le juste miroir. 

Des quelques phrases que j’ai reçues, j’ai acquis la certitude qu’il fallait que je retravaille. Et oui… Mais c’est bon signe. Ça veut dire aussi que j’ai enfin acquis l’assurance que ça en valait la peine (quel progrès !). Que Catapulte valait mieux qu’un texte imparfait dont je connaissais déjà les défauts, balancé comme ça, histoire de dire, j'ai écrit un roman (on a tous nos petites vanités. Elles sont toujours ridicules).

Si j'ai obtenu la confirmation de certaines lacunes, j’en connais aussi désormais les qualités. Je sais qu'il mérite que je me remette au boulot, pour la seconde couche, les finitions, l’élagage des scories et boursouflures, le développement des choses cachées par pudeur, l’élimination du didactique. Bref, un vrai travail qui n’est pas si pénible, en fait et qui devrait aboutir à un vrai roman. Je l'ai enfin trouvée cette confiance que je n'avais pas dans cette entreprise. Car non, on ne devient pas romancier parce qu’on écrit un roman. Pour y parvenir, il faut dépasser le stade j’ai écrit un roman pour essayer de l’écrire vraiment.

Mon côté énervé, pressé, limite bourrin, un brin bêtat, m'agace autant que vous. Disons que c'est la méthode empirique qui me permet d'avancer et de dépasser mes nombreuses limites. C'est pas pire que de ne rien oser, après tout. On fait avec ce que l'on est.

Pour remercier les premier lecteurs de la colonne vertébrale (qui demeurera), je vais leur envoyer « du footing aux palmes » avant de leur renvoyer, plus tard, bien plus tard, la version définitive de Catapulte. Merci à eux.

 

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11 juin 2014 3 11 /06 /juin /2014 15:33
Photo : © Laurent Denis - FTV

Photo : © Laurent Denis - FTV

Reçu ce matin des phots du Village à valider pour la presse. J’ai validé, pardi.

À force de passer du bouquin au projet cinéma, me sont venues des envies de modifications du premier. Du coup, je vais bientôt le retirer d’Amazon. Les lecteurs qui l’ont acheté et voudraient lire le texte modifié n’auront qu’à me faire signe. Je leur enverrai un texte au format Kindle une fois modifié. Me contacter via le blog. En fait, j’attendais des retours critiques, mais, vu le nombre de lecteurs… je me critique tout seul. Et je ne suis pas toujours tendre.

Allez, je retourne au travail. À moins que l’envie l’aller marcher l’emporte. Il fait doux.

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 15:04
ô rage !

Putain, j’ai déjà vendu… 3 livres ! C’est pas les 3000 de Secrets de sourcier. C’est bien ce qu’il me semblait. Il faudra attendre la sortie du livre papier. Le Français lit peu en numérique.

NKM propose de changer le nom de l’UMP ainsi que le local. Je dirais qu’il faudrait aussi changer les bonshommes.

Intermittents, plus que jamais en lutte et la valse des conseillers de l’Élysée. Il pleut. Tout va bien.

Beaucoup de plaisir à travailler sur l’adaptation de Catapulte. J’ai retrouvé la niaque que j’avais quelque peu perdue à la fin du Village. J’ai traversé une période où je ne savais plus où se situaient mes envies ni sur quoi poser des projets.

Je vais écrire jusqu’à la fin de la semaine. Lundi, départ pour le Sud-Ouest avec, pour commencer, une projection d’Ogres Niais (mon court) et Cache-cache (le long de Caumon). S’en suivra une descente vers les Pyrénées et pourquoi pas le salon du livre policier du Cap Ferret, histoire de pêcher un éditeur local.

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 11:04

Ça y est, c'est en ligne ! J'ai lancé provisoirement cette édition en ligne, en attendant une édition papier. C'est à la fois un test et l'occasion d'avoir quelques retours. Si vous êtes curieux, n'hésitez pas !

Léda part écrire son mémoire de master de psycho dans une maison familiale du Sud-Gironde destinée à servir de gîte rural. Son jeune voisin Ludo devient vite envahissant et cherche à la séduire en lui transmettant ses talents de sourcier. Puis un mort. Une enquête policière.

Une espèce de polar métaphysique tenu qui bouscule le réel et les croyances sans se prendre au sérieux.

Mon ambition littéraire était d'écrire un roman de gare, sans mépris pour le genre : un bouquin qui se lit facilement, donne envie tout au long de connaître la suite. Raconter une histoire qui se tient.

Cette histoire est aussi le moyen de faire connaître mes découvertes sourcières comme je l'avais déjà fait en film dans Retour aux sources ou en bouquin d'initiation avec Secrets de sourcier. La fiction permet d'aborder le thème de façon plus psychologique et métaphysique, parfois burlesque, tout en se glissant de façon ludique dans différents canevas narratifs. Le lecteur se retrouve face à ses propres convictions, dans un réel aux contours mal définis.

Bref, un roman qui se veut une distraction plaisante, sans prétention, mais pensée. Une façon pour moi de boucler la boucle.

Dernières nouvelles : c'est plus en ligne. J'attends un éditeur pour un format papier...

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8 juin 2014 7 08 /06 /juin /2014 17:27
Bien essayé...

Intermittents. Je ne sais pas si mon blog est directement en ligne à Matignon, mais mon article d’hier a été suivi de l’annonce d’une médiation proposée par le gouvernement (je ne suis pas assez mégalo pour le croire). Seulement voilà, la base de la médiation qui est proposée ressemble à « quelle mesurette on pourrait accorder pour atténuer les méfaits de l’accord MEDEF/CFDT ? ». Visiblement, ce gouvernement mesure mal l’ampleur de la grogne. Ce qu’on veut, c’est

1 – que cet accord soit invalidé en préalable.

2 – Qu’une véritable réforme se mette en place, en concertation et sur la base des études et travaux menés depuis des années par les concernés.

Ça ne signifie pas débourser du fric, chers énarques.  Commencer par sortir des fausses analyses chiffrées du MEDEF qui ne prennent pas en compte la réalité, lire et étudier les propositions pour assurer une meilleure répartition des droits.

Tout le reste, c’est du pipeau, du blabla, du jeu de montre.

À un moment donné, le politique doit prendre des initiatives, légiférer sur des questions aussi importantes que la gestion de la culture. Il ne suffit pas de se cacher derrière des commissions paritaires. Vous comptez vraiment sur le MEDEF pour comprendre les questions de culture ? Prenez vos responsabilités ! Vous avez été élus pour ça.

Je soutiens pleinement les actions qui ont lieu en ce moment et ne manquerai pas d’y participer.

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7 juin 2014 6 07 /06 /juin /2014 11:38
Intermittents : vers une nouvelle trahison des socialistes ?

Vous ne comprenez rien aux problèmes des intermittents ? Ne comptez pas sur moi pour vous faire un cours qui serait de toute façon ennuyeux. Mais bon, je vais quand même tenter de vous donner à y voir un peu plus clair. Dans les métiers du spectacle, du cinéma, de la musique, du théâtre, les salariés n’ont pas une activité continue. Techniciens et artistes enquillent des CDD de diverses durées, durant toute leur vie, au hasard des rencontres, des succès. C’est pour cette situation professionnelle précaire que des gens ont inventé un régime chômage spécial, adapté à cette réalité professionnelle. Le principe : chacun totalise tant de cachets dans une année pour ouvrir des droits à une indemnisation pendant les périodes d’inactivité de l’année suivante.

Quand on y regarde de plus près, il y a plusieurs réalités professionnelles selon les secteurs d’activité artistique. C’est ainsi que la télévision a été montrée du doigt à certains moments quand on a constaté que les techniciens qu’elle employait étaient en fait des permanents utilisés comme intermittents pour baisser les coûts de production et déléguer aux allocations chômage le complément de revenus de ces techniciens. Tout système trouve des candidats au détournement.

Régulièrement, on entend un flot de conneries sur ce régime comme l’idée que Catherine Deneuve et Gérard Depardieu sont intermittents. Je ne perdrai pas de temps sur ce type d’ineptie complètement fausse et impossible (plafonnement de salaires pris en compte, système de carence pour empêcher ce type d’absurdité, évidemment).

C’est une commission paritaire interprofessionnelle qui définit les droits des intermittents puisqu’il s’agit d’allocations chômage. Syndicats patronaux et de salariés. Et régulièrement, chaque négociation vient rogner ce système de la façon la plus absurde qui soit, comme si ces gens qui décident ignoraient totalement les réalités de ce secteur. En 2003, par exemple, on a décidé que ce n’était plus sur une année qu’il fallait faire son quota d’heures mais sur 8 mois pour les techniciens et 10,5 mois pour les artistes. De bidouilles en bidouilles, ceux qui galèrent le moins bénéficient du régime plein pot et les galériens n’ont qu’à espérer le RSA.

Pourtant, les intermittents eux-mêmes planchent depuis des décennies pour mieux adapter le système à la réalité et le rendre plus juste, plus équitable. Des propositions sont faites régulièrement pour une refonte du système. La dernière en date avait été signée par un certain Rebsamen en mars dernier, avant qu’il devienne ministre de l’emploi, justement.

Les dernières propositions du MEDEF et de la CFDT vont encore dans le sens de l’absurdité comptable. Ils ne savent pas trop où ils vont chercher les économies mais ils le font n’importe comment, en dépit du bon sens, renforçant à chaque fois les inégalités et éjectant les plus légitimes. Rebsamen, en mars, il était d’accord avec ce constat et il a signé les propositions soutenues par la coordination des intermittents, la CGT, CGC et FO. Qu’en est-il aujourd’hui ? Il s’apprête à signer l’accord MEDF/CFDT. On comprendra que les intermittents soient quelque peu en colère, se sentant trahis de tous côtés. Voilà pourquoi les festivals sont menacés d’annulations et que vous voyez des intermittents ramener leur fraise dès qu’ils le peuvent. Ce ne sont pas des privilégiés. Filipetti vous l’expliquait il y a peu : c’est toute une économie liée à l’administration, aux services et au commerce et des milliers d’emplois annexes qui vivent grâce à ce système original, au-delà des seuls artistes et techniciens.

Bref, cher gouvernement « socialiste », voici un nouvel endroit où seront jugées vos capacités à vous/nous trahir encore. À suivre. On vous attend. Signature le 18 juin par le gouvernement pour valider ou non l’accord MEDEF/CFDT. L’appel ? La pèle ? Plusieurs voix socialistes se sont élevées pour que le gouvernement ne valide pas cet accord (Anne Hidalgo, Martine Aubry...). La SRF (Société des Réalisateurs de Films), très proche de la CFDT a même fini par se bouger il y a quelques jours...

Cet article n’a pas pour objectif de défendre mes intérêts personnels. En ce moment je tourne et gagne suffisamment pour ne pas m’inquiéter pour les mois à venir. On n’est pas obligé de toujours se battre pour sa pomme.

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 11:38
Pas trop loin, le masque, svp...

C’est reparti. Me voilà plongé dans l’adaptation de Catapulte pour l’image. Plus fastidieux que je ne le pensais. Mais plaisant de retrouver cette histoire. Assez satisfait de ma stratégie qui a consisté à faire sortir d’abord un texte pour des lecteurs. Une aventure aidiovisuelle  pour un long-métrage est tellement incertaine que la préexistence d’un objet de partage enlève une part des craintes d’un vain labeur.

Hier soir, c’était fête de fin de tournage du Village. Le perchman ivre a provoqué une bagarre générale. Je déconne. Ce type de fête peut parfois se limiter à un acte de présence poli. Ben là, c’est plus amical, décontracté, simple, naturel. Pourtant, moi, les fêtes…

Amusant de constater que, tant que le Village n’est pas terminé, une part de moi reste dans son personnage. Je m’interdis par exemple tout rapprochement amical avec les comédiens qui jouent les miliciens ou collabos. Les pauvres acteurs ne sont pour rien dans la distribution des rôles, mais c’est comme si une rupture totale de distance pouvait nuire au travail futur. Ne pas prendre le risque d’entamer le support d’imaginaire sur lequel je m’appuierai pour donner du crédit à mon Anselme. Ces personnages doivent rester des archétypes. On est bien d’accord que c’est a priori complètement débile. Mais j’ai une conscience professionnelle, moi, Môsieur.

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4 juin 2014 3 04 /06 /juin /2014 15:46
Boutique et compagnie

Le casting s'est très bien passé, ce midi. Reste à avoir des confirmations pour savoir si le film va se tourner aux dates prévues.

À mon retour, j'ai créé une page "boutique" dans la quelle vous trouverez tous les bouquins (dont le dernier) et les films en entier pour ceux qui ne les ont pas vus et voudraient les voir.

Pour voir la boutique, cliquer ICI !

Allez, je me remets au boulot, tiens !

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3 juin 2014 2 03 /06 /juin /2014 14:53
Difficile étiquette

Le copain d’un copain est éditeur. Il a eu l’amabilité de lire Catapulte pour me conseiller une maison d’édition appropriée. Verdict : difficile de vous aiguiller vers tel ou tel car votre livre n’appartient pas à un genre particulier. Ben oui, c’est mon drame. Quoi que je fasse, ça n’entre pas dans une seule case. Étiquette impossible à choisir. Comme il est sympa, il m’a conseillé de le mettre en édition numérique sur Amazon Publishing en attendant de trouver un éditeur. J’ai donc suivi son conseil. D’ici 2 jours, vous pourrez le lire sur liseuse, tablette, iPad ou ordinateur. Je sais, vous ne lisez que sur papier. Moi, pas que. Un livre sur 5, est lu sur l’iPad. En dehors des chefs-d’œuvre, je ne vois pas trop le souci. Sur ordinateur, je m’y refuse. J’aime bien tenir l’objet de lecture en main.

En revanche, le gouvernement, on sait dans quelle catégorie le ranger. Entre la future signature de l’accord MEDEF pour les intermittents et le découpage des régions ni fait ni à faire… Pas foutus de réunifier la Bretagne et ils fabriquent une région qui va de La Rochelle à Paris pour ne pas dépayser Ségolène. Bref, même sur un bidule qui, comme tout changement, est susceptible de provoquer du mécontentement, il aurait suffi de faire preuve d’un minimum de logique et de bon sens. Mais c’est beaucoup demander à Hollande.

Allez, il faut que je bosse, moi.

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